L'agroécologie, indépendamment du travail sans intrant, utilise les techniques de compostage, la recherche de complémentarité entre les espèces, intègre l'ensemble des paramètres de gestion écologique tels que l'utilisation modérée de l'eau, la lutte contre l'érosion, le reboisement
Dans l’Hexagone, la moitié des agriculteurs serait totalement contre l’idée de convertir leur exploitation au bio. Un chiffre qui tombe à 39 % dans le Sud, et grimpe à 65 % dans le Nord.
Deux agriculteurs sur dix se disent intéressés par une conversion à l’agriculture biologique. C’est ce que montre un sondage mené par l’institut ADquation pour le magazine Agrodistribution de février. La moitié des personnes interrogées sont néanmoins totalement réfractaires à l’idée.
Les agriculteurs du Nord-Est sont les plus frileux à l’idée de convertir leur exploitation, puisque 65 % des interrogés ne veulent « pas du tout », et 21 % ne veulent « plutôt pas » sauter le pas. Seuls 2 % du panel sont d’ores et déjà bio. L’intérêt pour une production plus « verte » s’accroît en descendant dans le sud de l’Hexagone, puisqu’au total 60 % des interrogés ont répondu par la négative.
Sondage réalisé par téléphone du 5 au 9 janvier auprès de 407 agriculteurs, exploitant au moins 50 ha de SAU.
"Tous les bouquets que nous avons testés contiennent des substances chimiques", déplore Florent Pommier, journaliste à "60 Millions de consommateurs".
En ce jour de Saint-Valentin, gare aux bouquets de roses que vous offrirez à votre moitié. Car outre les traditionnelles épines, il faudra également se méfier des pesticides. "Tous les bouquets que nous avons testés contiennent des substances chimiques, parfois jusqu'à 25 produits différents", soupire Florent Pommier, journaliste à 60 Millions de consommateurs. Un triste constat qui fait suite à une enquête menée par le magazine sur les bouquets de roses achetées auprès de dix grandes enseignes.
Si ces substances chimiques utilisées pour lutter contre les organismes considérés comme néfastes pour les végétaux ne sont pas dangereuses pour la santé des consommateurs, elles le sont en revanche pour les "ouvriers agricoles dans les pays qui font pousser ces roses, comme l'Éthiopie, le Kenya ou l'Équateur". Autre supplicié de cet épandage : l'environnement.
Comme il est d'usage, 60 Millions de consommateurs a informé les marques ciblées par les résultats de cette enquête, avant même sa publication. "On n'a pas eu forcement de retours", déplore le journaliste, qui se félicite toutefois de la transparence des résultats.
"Ramener du vert en ville" sera au cœur de ces 48 heures de l'agriculture urbaine" à Toulouse.
Toulouse accueillera les 48 heures de l'agriculture... qui cherchent encore des participants !
Pour la première fois, les 48 heures de l'agriculture urbaine auront lieu à Toulouse, les 18 et 19 mars 2017. Il est encore temps de proposer des animations et ateliers.
Les 18 et 19 mars 2017, Toulouse accueillera pour la première fois les 48 heures de l’agriculture urbaine. Initié l’an dernier à Paris par La Sauge (la Société d’Agriculture Urbaine Généreuse et Engagée), l’événement va trouver cette année un écho national. Dans la Ville rose, c’est le collectif Green My City qui coordonnera ce week-end dédié à l’agriculture en ville.
Il s’agit de répondre à toutes les questions qui touchent à ce thème : qu’est-ce que l’agriculture urbaine ? Qui concerne-t-elle ? À quoi sert-elle ? Comment et où la pratiquer ?, détaille Christian Ortega, membre de Green My City. Appel à animations et ateliers
Et c’est de manière pratique, très « terre à terre », que l’événement se prépare. « Nous sommes en train de mettre au point un programme d’animations et d’ateliers qui seront proposés sur tout le secteur de Toulouse Métropole », indique Christian Ortega. Une trentaine d’associations se sont déjà manifestées pour prendre part à l’événement mais, si vous avez des idées d’animation, il est encore possible de les proposer. Il suffit pour cela de prendre contact avec Green My City.
Initiations au compostage ou à la permaculture, ateliers de jardinage en milieu urbain ou – pourquoi pas – présentation de l’écopâturage pourraient ainsi faire partie de ce programme (gratuit !) destiné au grand public. Des conférences-débats thématiques sont aussi prévues, avec deux soirées spéciales le vendredi 17 et le samedi 18 mars.
« Et l’on ambitionne de tisser un fil vert à partir de ces 48 heures de l’agriculture urbaine, en proposant tout au long de l’année d’autres rendez-vous », conclut Christian Ortega, qui rappelle que Toulouse accueillera aussi en juin 2017 un colloque sur l’agriculture urbaine.
Qu’est-ce que Green My City ? Ce collectif toulousain se donne pour mission « d’utiliser le vert en ville pour atténuer et s’adapter au changement climatique ». Cela passe notamment par la création d’oasis urbaines : des espaces partagés par tous servant à la fois d’îlot de verdure et de fraîcheur et de production nourricière. Le tout dans une dynamique pour fédérer et humaniser toutes les initiatives naissantes en ce sens sur le territoire de l’agglomération toulousaine.
Agriculteurs, étudiants, chercheurs, et passionnés en tout genre … perfectionnez vos connaissances sur l’agroécologie et ses pratiques grâce au MOOC Agroécologie. Cette formation gratuite, en ligne et ouverte à tous, vous invite à découvrir du 17 février au 22 avril 2017, le monde de l’agroécologie et surtout à échanger autour de ces pratiques, en présence d’experts. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes !
Comment nourrir plus de 9 milliards d’hommes à l’horizon 2050, tout en préservant nos ressources naturelles ? En s’appuyant sur les mécanismes naturels (biodiversité des sols, association de l’agriculture et de l’élevage…) pour produire plus et mieux, l’agroécologie peut contribuer à relever ces défis. Il s’agit de limiter l’usage de pesticides, d’engrais, ou de carburants par exemple, en maintenant une production agricole optimale.
Quelles sont les différentes approches en agroécologie ? Comment sont-elles mises en œuvre? Découvrez ces nouvelles façons de pratiquer l’agriculture, depuis chez vous ou votre bureau, grâce à un dispositif gratuit de cours en ligne !
Des apports théoriques aux observations de terrain
Après avoir rassemblé plus de 12 000 participants en ligne lors d’une 1ère session en 2016, le MOOC Agroécologie organisé par Montpellier SupAgro, est de retour du 17 février au 22 avril pour une seconde session. Celle-ci se déroulera en français et en anglais, sur la plateforme FUN. Le cours abordera les bases de l’agroécologie à travers une approche conjuguant sciences agronomiques, écologie et sociales, ainsi que ses applications dans les pratiques agricoles et dans la transition agroécologique.
Chaque participant est invité à témoigner de ses connaissances et observations de terrain pour enrichir les apports théoriques présentés par les enseignants-chercheurs. En offrant la possibilité aux personnes inscrites d’échanger entre elles, ce dispositif innovant vise ainsi à co-construire une approche de l’agroécologie en s’appuyant sur une vision plurielle et internationale.
Ce mooc s’adresse :
Aux professionnels pour consolider leurs expertises : chercheurs, acteurs du monde agricole (agriculteurs, conseillers, chambres d’agriculture…), décideurs publics, …
Aux étudiants pour se former à cette discipline
Aux passionnés pour partager et enrichir leurs savoirs auprès des participants
Aux curieux pour se familiariser au monde de l’agroécologie
Vous pouvez vous inscrire au MOOC jusqu’au 6 mars, à cette adresse.
Et pour patienter avant le 1er cours, découvrez le teaser :
Poivrons, carottes, betteraves, coriandre… Le jardin de la coopérative Twelfth Star foisonne de légumes et d’aromates malgré le récent passage de Carlos. Ce jardin communautaire accueille huit bénéficiaires, une dizaine de travailleurs saisonniers ainsi que quelques jeunes du village, tous réunis autour d’un même projet : l’agriculture bio.
Ces « growers », comme ils se font appeler, s’affairent à cultiver des légumes sans pesticides et à élever des animaux en appliquant les préceptes de la permaculture. Ce procédé agricole durable regroupe un ensemble de pratiques qui s’appuient sur le respect des cycles naturels et des êtres naturels.
La permaculture tire parti des interactions des plantes et des animaux, la biodiversité est encouragée, le labour est réduit à un minimum pour ne pas affecter la fertilité des sols…
Ce jardin communautaire fondé par des amis de longue date, dit Keven Madre, ne vise pas seulement une alimentation saine et l’autosuffisance.
Les trois arpents, sis à Baie-du-Tombeau, non loin du Dockers’ Village, accueillent aussi certains jeunes ayant des difficultés à trouver un emploi ou ayant fait de la prison. Pour le vice-président de la coopérative, le jardin les aide à « se trouver une place au sein d’une communauté et à se sentir valorisés ».
Ce jardin existe depuis 1 an et demi. Il bénéficie du soutien de la Fondation Joseph Lagesse et d’Island Bio, une association promouvant l’autosuffisance et l’entrepreneuriat.
Les récoltes sont vendues tous les samedis entre 10h et 16h directement au jardin. Ce qui permet, explique Oliver Fanfan, concepteur d’Island Bio, de maintenir les prix à hauteur de ceux des légumes vendus en supermarché. Il explique aussi que grâce à la permaculture, la nature suit son cours et permet aux plantes d’être plus ancrées dans le sol. Ce qui expliquerait les pertes quasi nulles suite au récent passage de Carlos.
Outre la culture de légumes, ces habitants de Baie-du-Tombeau s’adonnent à l’élevage d’animaux en plein air et, depuis début février, à l’apiculture. Afin de respecter les normes de l’agriculture bio, ces animaux sont nourris avec de l’herbe, des feuilles et les légumes invendus.
Les produits de la ferme sont certifiés par le laboratoire Quantilab.
Le public pourra découvrir la ferme lors d’une journée portes ouvertes, le 25 février. Et s’initier, par la même occasion, aux méthodes de culture naturelles avec Lekovilaz.
Depuis des millénaire, c’est elle qui nous nourrit. Elle a même longtemps rythmé les vies d’une grande partie de nos aïeux. Et voilà que depuis une soixantaine d’années, l’agriculture prend un nouveau visage : celui d’une machine industrielle de toujours plus tournée vers l’efficacité immédiate, la production de masse et les rendements sur le court terme. Au passage, elle s’est délestée d’une partie pourtant essentielle de son activité : la préservation de la terre.
Pourtant de nombreuses solutions existent pour protéger la santé de nos sols, notamment l’agroécologie et la permaculture
Répondre aux besoins primaires avant d’en créer d’autres. C’est la devise de Maxime de Rostolan. Ce "payculteur" comme il dit, prône une nouvelle vision de l’entreprenariat. Un retour aux fondamentaux, qui reposent sur trois piliers : le capital naturel, social et financier. Entretien.
Novethic. Qu'est-ce qu'un payculteur ?
Maxime de Rostolan. Un payculteur, c’est un entrepreneur du territoire. Je suis parti d’un constat : il y a une forte demande de produits bio locaux, mais peu de projets émergent. C’est très compliqué de faire sortir des fermes de terre. Je voulais donc aider à dupliquer des fermes biologiques qui fonctionnent, comme celle du Bec Hellouin.
J’ai identifié un maillon manquant à l’émergence de ces fermes : un entrepreneur, un chef d’orchestre de projets alimentaires territoriaux. Le payculteur relie l’amont et l’aval de la filière, met en lien les bénéficiaires de cette production avec les financeurs, etc.
Pour bien comprendre le mécanisme de développement de ces fermes, j’ai créé une micro-ferme près de Tours. Le but : montrer que l’agriculture biologique est plus rentable que l’agriculture conventionnelle. En parallèle, j’ai monté Blue Bees, une plateforme de financement participatif dédiée à l’agroécologie, et lancé Fermes d’avenir, une association qui promeut la permaculture.
"Il nous reste 20 ans pour changer le monde"
En quoi la vision que vous portez est différente de celle de l’entreprenariat traditionnel ?
Notre carburant n’est pas la recherche de rentabilité, mais l’envie de répondre aux besoins essentiels. Bien sûr il nous faut un modèle économique viable, et nous sommes à l’équilibre, mais il faut nous replacer dans une perspective de développement durable. Ce que je fais se construit autour des trois seuls capitaux à préserver et à faire croître : le capital naturel, le capital social et le capital financement.
Ma vision est durable et globale. Un agriculteur n’est pas seulement là pour produire de la nourriture. Il préserve la biodiversité, entretient la qualité de l’eau, séquestre du carbone, façonne le paysage, etc. C’est une comptabilité mutante : il faut intégrer toutes les externalités positives induites par l’activité.
Finalement, on construit un modèle à partir du local, mais qui peut être duplicable, qui est robuste et qui produit de l’emploi. Six fois plus que dans l’agriculture conventionnelle.
Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ?
Financières. La conjoncture n’est pas du tout favorable à des dynamiques qui reposent sur le capital naturel, qui le préservent et le régénèrent. Il faut de toute urgence renverser cela. Dans mon domaine, c’est d’autant plus difficile que les lobbystes de l’agro-industrie sont très puissants.
Les nouveaux entrepreneurs ou les nouvelles dynamiques ne doivent pas non plus se concurrencer. Il faut une coopération forte pour faire front au modèle dominant.
Enfin il y un vrai enjeu d’urgence. Il faut passer la seconde, la troisième et la quatrième. Il nous reste 20 ans pour changer le monde. Les entreprises ont un rôle à jouer. Elles sont indispensables si on veut acter le changement de modèle et de paradigme.