Les chambres d'agriculture de Midi-Pyrénées cultivent l'innovation. Elles organisent pour la deuxième année consécutive l'opération «Innov'Action». 19 agriculteurs, en production végétale ou en élevage, ouvrent les portes de leurs exploitations pour témoigner des innovations qu'ils mettent en œuvre.
Du 8 au 25 juin dernier, les agriculteurs ont convié les professionnels du monde agricole et les pouvoirs publics. Tous ont découvert les nouvelles pratiques mises en œuvre. Les techniques et les technologies innovantes visant à améliorer les performances économiques, sociales et environnementales des exploitants agricoles pour relever les défis d'avenir. Une thématique transversale : l'agro-écologie, qui représente un enjeu majeur pour tous les acteurs du monde agricole.
De nombreuses initiatives existent déjà dans les exploitations agricoles. Une grande diversité de thématiques a été abordée : énergie, gestion de l'eau, bâtiments, protection des cultures, robots et drones… à travers l'opération «Innov'Action», les chambres d'agriculture de Midi-Pyrénées ont démontré leur capacité à initier et à accompagner des projets innovants en lien avec l'agro-écologie.
L'agroécologie, indépendamment du travail sans intrant, utilise les techniques de compostage, la recherche de complémentarité entre les espèces, intègre l'ensemble des paramètres de gestion écologique tels que l'utilisation modérée de l'eau, la lutte contre l'érosion, le reboisement
Quand les parcs se transforment en jardins potagers !


A Lisbonne, la municipalité a décidé de faire le pari de l’agriculture urbaine pour redynamiser la ville et lui donner un nouveau souffle. Près de 7 hectares de parcs se transforment en jardins potagers ou vergers urbains.La crise n’a pas épargné la ville de Lisbonne et la qualité de vie y baisse. Conséquence : les urbains quittent les villes ou y vivent mal. Pour lutter contre ce phénomène, un homme, Duarte Mata, conseiller municipal et architecte a eu l’idée de convertir des zones vertes publiques de la capitale en zones agricoles urbaines.
L’objectif affiché est de donner des lopins de terre aux familles les plus pauvres pour les inciter à cultiver leur propre alimentation. Les personnes sans emploi, se voient même attribuer des parcelles plus grandes pour pouvoir générer un revenu de leur travail de la terre. Au total ce sont aujourd’hui 7 hectares de terrain que se partagent 500 familles.
Le résultat est là : ces zones agricoles urbaines apportent un bol d’air à la ville. Elles permettent de maintenir la biodiversité et le lien social. Ces lieux sont ouverts au public, tout le monde peut s’y promener. L’autre avantage est environnemental : en été, ces îlots de verdure génèrent de la fraicheur et lors de fortes pluies, les sols cultivés absorbent mieux de grandes quantités d’eau.
Cet aménagement d’un nouveau genre est bien accueilli par les habitants de Lisbonne. Un autre projet est en cours de réalisation. Il s’agit cette fois de mettre en place une ferme maraichère de 6 hectares qui sera un lieu d’apprentissage de l’agriculture urbaine, où les habitants pourront venir se former.
Exposition universelle 2015 : la France affiche son Agroécologie à Milan
« Nourrir le monde », c'est le thème de l’Exposition universelle qui se tient en Italie jusqu’en octobre. La France y présente le visage agricole le plus écolo de la planète. Qu'est-ce que ça cache ?
La France est presque la seule à parler d’écologie à Milan. L’Argentine montre ses muscles agricoles à travers de grands silos à grains et affirme pouvoir, grâce aux OGM, aux engrais et aux pesticides, nourrir la planète entière.
Les Etats-Unis misent sur l’agriculture 2.0, des fermes usines ultra technologiques, et exposent des panneaux mobiles de plantations verticales, qui bougent à chaque instant pour mieux capter le soleil. Le Brésil, lui, dans un stand quasiment vide aux décors de science fiction, mise sur les OGM pour alimenter la planète et présente des plantations new look suspendues dans l’air. Quant à la Russie, elle vous invite dans un bar tamisé avec des alambiques dignes d’un savant fou…
Produire proprement
Aucun des grands pays exportateurs de produits agricoles ne parle donc d'environnement, à l'exception de la France ! Dans un pavillon ressemblant à une halle de marché construite en bois, la France parle d’Agroécologie aux visiteurs. Derrière de belles casseroles rutilantes, des fromages en plastique et des bouteilles de vin suspendues au plafond, un seul message : la France veut désormais produire proprement, avec moins de pesticides, moins d’engrais et sans OGM. En observant des cultures de maïs, de pommes de terre ou encore des arbres fruitiers, le visiteur du pavillon France apprendra que, dorénavant, la France pratique une agriculture respectueuse de la nature. En développant par exemple les carburants verts, illustrée par une pompe à éthanol issu de la betterave, suspendue au mur.
Un beau vœu...
La France se présente donc comme le pays agricole le plus écolo du monde. Problème : c’est loin de la réalité ! L’Agroécologie en France est un beau vœu. Mais elle ne correspond pas à la réalité. La tentative de réduction des pesticides lancée en 2008 est un échec. L’hexagone reste le premier pays consommateur de produits phytosanitaires en Europe. Certes, la culture des OGM reste interdite sur notre sol, mais notre bétail est nourri au soja OGM importé d’Amérique. Quant à la biodiversité et à la réduction des engrais, il est vrai que de plus en plus d’agriculteurs s’en soucient, mais cela reste une démarche marginale : les pratiques intensives sont toujours largement majoritaires. Mais il faut bien faire le show...
Envie d'aller à l'Exposition Universelle 2015 ?
Le petit guide pratique
Lieu : nord ouest de Milan (Italie), communes de Pero et Rho
Dates/horaires : du 1er Mai au 31 octobre 2015, de 10h00 à 23h00
Thème : « Nourrir le monde-Energie pour la vie »
Nombre pays présents : 140
Tarifs :
Pour une journée : Adulte (>14 ans) 39 euros
Enfant (<14 ans) 16 euros Senior (>65 ans) 24 euros
Etudiant (14 à 26 ans) 29 euros
Forfait famille 1 adulte + 1enfant 49,50 euros
La France est presque la seule à parler d’écologie à Milan. L’Argentine montre ses muscles agricoles à travers de grands silos à grains et affirme pouvoir, grâce aux OGM, aux engrais et aux pesticides, nourrir la planète entière.
Les Etats-Unis misent sur l’agriculture 2.0, des fermes usines ultra technologiques, et exposent des panneaux mobiles de plantations verticales, qui bougent à chaque instant pour mieux capter le soleil. Le Brésil, lui, dans un stand quasiment vide aux décors de science fiction, mise sur les OGM pour alimenter la planète et présente des plantations new look suspendues dans l’air. Quant à la Russie, elle vous invite dans un bar tamisé avec des alambiques dignes d’un savant fou…
Produire proprement
Aucun des grands pays exportateurs de produits agricoles ne parle donc d'environnement, à l'exception de la France ! Dans un pavillon ressemblant à une halle de marché construite en bois, la France parle d’Agroécologie aux visiteurs. Derrière de belles casseroles rutilantes, des fromages en plastique et des bouteilles de vin suspendues au plafond, un seul message : la France veut désormais produire proprement, avec moins de pesticides, moins d’engrais et sans OGM. En observant des cultures de maïs, de pommes de terre ou encore des arbres fruitiers, le visiteur du pavillon France apprendra que, dorénavant, la France pratique une agriculture respectueuse de la nature. En développant par exemple les carburants verts, illustrée par une pompe à éthanol issu de la betterave, suspendue au mur.
Un beau vœu...
La France se présente donc comme le pays agricole le plus écolo du monde. Problème : c’est loin de la réalité ! L’Agroécologie en France est un beau vœu. Mais elle ne correspond pas à la réalité. La tentative de réduction des pesticides lancée en 2008 est un échec. L’hexagone reste le premier pays consommateur de produits phytosanitaires en Europe. Certes, la culture des OGM reste interdite sur notre sol, mais notre bétail est nourri au soja OGM importé d’Amérique. Quant à la biodiversité et à la réduction des engrais, il est vrai que de plus en plus d’agriculteurs s’en soucient, mais cela reste une démarche marginale : les pratiques intensives sont toujours largement majoritaires. Mais il faut bien faire le show...
Envie d'aller à l'Exposition Universelle 2015 ?
Le petit guide pratique
Lieu : nord ouest de Milan (Italie), communes de Pero et Rho
Dates/horaires : du 1er Mai au 31 octobre 2015, de 10h00 à 23h00
Thème : « Nourrir le monde-Energie pour la vie »
Nombre pays présents : 140
Tarifs :
Pour une journée : Adulte (>14 ans) 39 euros
Enfant (<14 ans) 16 euros Senior (>65 ans) 24 euros
Etudiant (14 à 26 ans) 29 euros
Forfait famille 1 adulte + 1enfant 49,50 euros
Agriculture : la coopération agricole franco-brésilienne !
Le 2e groupe de travail agricole et agroalimentaire franco-brésilien s'est réuni le mardi 2 décembre 2014 à Brasilia, après une première réunion de lancement qui a eu lieu en mai dernier à Paris. Créé en décembre 2013, à l'occasion de la visite du Président de la République François Hollande au Brésil, ce groupe réunit des représentants du Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt (France) et du Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et des Approvisionnements (Brésil).
Le groupe de travail a adopté son programme pour 2015, constitué d'une série d'actions concrètes de coopération dans différents domaines : politiques d'appui à la commercialisation et information sur les marchés, lutte contre la mouche de carambole, contrôle sanitaire des fromages au lait cru, IGP et AOP, médicaments vétérinaires et antibio-résistance, évaluation et gestion des risques sanitaires et phytosanitaires, réglementation et contrôle des productions viti-vinicoles, formation des inspecteurs sanitaires, et méthodes officielles de diagnostic de laboratoire. Par ailleurs, des sujets sanitaires spécifiques, visant à faciliter le commerce entre la France et le Brésil dans les domaines de la génétique animale et végétale, des produits laitiers, des viandes ou encore de l'alimentation animale, ont fait l'objet d'échanges approfondis, chaque délégation ayant manifesté la volonté de trouver des solutions à brève échéance. En particulier, la simplification des démarches d'agrément export pour les établissements de produits laitiers française (pré-listing) devrait pouvoir être annoncée prochainement par la partie brésilienne. Enfin, les représentants brésiliens et français ont pu échanger sur leurs expériences respectives en matière d'agroécologie, de développement durable et d'actions autour de la question du changement climatique en agriculture, et prévoir des actions concrètes sur ces sujets, notamment dans le cadre de la COP21, et de la préparation du programme national brésilien d'agro-écologie 2016-2019.
Le groupe a prévu de se réunir à nouveau à Paris fin 2015.
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